
LE SECTEUR DES BIENS DE CONSOMMATION EST EN PHASE DE RALENTISSEMENT ET PRÉSENTE UNE AUGMENTATION SIGNIFICATIVE DU NIVEAU DE RISQUE DE CRÉDIT
Décembre 2025
Les tensions commerciales, la hausse des tarifs douaniers et la montée du protectionnisme limitent le dynamisme du secteur. En conséquence, la croissance des ventes mondiales pourrait être d’environ 1,8 % en 2025, loin des 5,8 % enregistrés en 2024, selon des estimations récentes.
Le secteur des biens durables de consommation est fortement exposé aux facteurs géopolitiques et macroéconomiques, tels que les corrections boursières ou la volatilité des prix des matières premières. Ces éléments mettent une pression sur son évolution et conditionnent la capacité des entreprises à payer. La croissance mondiale est prévue à 1,8 % en 2025 et à 1,3 % en 2026, suite au rebond remarquable de 2024, confirmant un ralentissement clair.
En Europe, la croissance attendue est réduite à 3,8 % en 2025 et stagne pratiquement en 2026, à 0,1 %. L’Autriche, la Suède et la France émergent comme les marchés ayant le plus grand risque de crédit. Dans ce dernier, la hausse du chômage pèse sur la confiance des consommateurs, entraînant une baisse des dépenses et une hausse des stocks en raison d’une faible demande.
Les tarifs douaniers et les mesures protectionnistes restent une menace centrale pour le secteur, tandis que l’instabilité des coûts des matières premières, de l’énergie et des transports peut faire grimper les prix des produits et affecter négativement les décisions d’achat des consommateurs.
Face à une possible augmentation des coûts d’exploitation, certains distributeurs pourraient être contraints de revoir leurs stratégies d’approvisionnement et de diversifier les fournisseurs pour atténuer l’impact tarifaire. Cependant, beaucoup essaieront de répercuter ces coûts sur le prix final, dans un contexte où les marges sont déjà réduites.
Les petits opérateurs des économies avancées font face à un risque croissant d’insolvabilité, tandis que le commerce électronique continue d’accroître sa part de marché et de mettre une pression sur les détaillants traditionnels.
Dans ce contexte, la compétitivité nécessite de renforcer l’offre de services, d’investir dans les capacités numériques et de développer le canal en ligne. Cependant, ces stratégies impliquent un effort d’investissement considérable, particulièrement complexe pour les entreprises aux marges étroites.
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